Dès le 14 novembre 1925, le Conseil municipal de la ville de Versailles manifestait son intention de créer un Office Public d'Habitation à Bon Marché (devenu par la suite "à loyer modéré").
Cette intention fut confirmée par les conseils municipaux des 26 décembre 1925, 10 et 25 juillet 1926, pour aboutir à la création de l’Office par décret du 17 mars 1927 signé du Président de la République (Gaston Doumergue), et des ministres de l’Intérieur, du Travail, de l’Hygiène, de l’Assistance et la Prévoyance sociale (Messieurs Albert Sarraut et André Fallières).
Sur convocation d’Yves Le Coz, Maire de Versailles, le
Conseil d’Administration de l’Office se réunit pour la
première fois le 19 novembre 1927. Au cours de cette séance,
Monsieur Edmond Euve fut élu Président du Conseil
d’Administration.
Lors de cette réunion, il indiqua que la dotation immobilière de
la ville de Versailles serait constituée par un terrain de 1816 m²
provenant de l’acquisition de la ville à la société des
Jardins Ouvriers.
Evolution du Patrimoine
En 1927
La ville de Versailles met en place un service de logements
composé de deux membres pour gérer les quelques habitations
qu’elle a elle-même construites ou achetées.
Jusqu’en 1930
Construction des 14 premiers logements de l’Office
baptisés "Groupe Paul Philippe", du nom d’un administrateur
de l’Office et ancien Président de la société des Jardins
Ouvriers.
1931-1932
Construction de 25 logements et de 2 commerces rue Bazin. Cette
résidence prend alors le nom de "Groupe Edmond Euve" en mémoire du
premier Président de l’Office.
1954-1958 : Grands chênes, Fausses
Reposes et Moser
C’est au cours de l’hiver 1954, à la suite
d’accidents survenus dans les bidonvilles (notamment la mort
d’un enfant) que l’Abbé Pierre lance un appel radio
pour lutter contre la misère.
Il s’en est suivi la création d’un mouvement en faveur
des mal logés. Une collecte est faite à Versailles afin de lancer
un projet de logements d’urgence. Elle représente
l’équivalent d’une grande maison (6 à 7 pièces). Le
Conseil municipal complète cette somme pour lancer un projet de
logements et demande à la ville de réaliser un groupe plus
important qui est mis en place au cours de l’année 1954 : la
cité des Grands Chênes (125 logements) et la cité des Fausses Reposes (16
logements).
L’objectif de cette opération est de reloger en priorité la
population de la Petite Place (îlots insalubres de la rue Carnot,
de la Place d’Armes, et de la rue du Peintre Lebrun qui
abritent une population très pauvre logée dans les anciennes
maisons réquisitionnées après la loi de Marthe-Richard).
La guerre d’Algérie entraîne en France l’arrivée de
population d’Afrique du Nord dont certaines familles sont
très démunies. Cette pauvreté devient problématique pour la ville
de Versailles.
1954 à 1958
La société Moser vend une partie de ses terrains. Cela permet à
la ville de Versailles de réaliser une opération immobilière qui
est partagée entre l’Office Interdépartemental (qui possède
déjà un ensemble de 173 pavillons aux Petits Bois).
1957-1958 : Jussieu A à E, K puis F à H
et I à M, Petits Bois A et B, Richard Mique
L’Office lance un programme de logements sur une décharge
municipale et un petit étang marécageux qui se trouve à Bernard de
Jussieu : A, B, C, D, E (300 logements), et le bâtiment K (40
logements).
Devant l’ampleur des besoins, l’Office décide une
extension du groupe Bernard de Jussieu : les bâtiments F, G, H (151
logements).
Ces premières réalisations possèdent un équipement satisfaisant
mis en place au cours de la construction pavillonnaire : une école
maternelle et primaire Albert
Thierry, quelques commerçants (Union commerciale), un centre
social, plusieurs cafés et une église.
Devant l’importance de la demande de logements,
l’Office continue son programme de construction : allée des Petits Bois, puis une
troisième extension à Bernard de Jussieu bâtiments I, J, L, M (313
logements).
Malgré la difficulté à trouver des terrains et devant une telle
ampleur démographique, l’Office doit envisager d’autres
constructions.
Un terrain de 20 000 mètres
carrés est cédé à la ville par M. Huon de Kermadec. Il est partagé
en deux zones : 10 000 mètres carrés sont affectés à l’Office
d’où la réalisation du programme Richard Mique (559 logements). Le
reste du terrain est rétrocédé à des propriétaires
particuliers.
1963 : Edme-Fremy, Sans Souci (Douglas
Haig)
Grâce à un accord avec les PTT, l’Office peut
construire deux groupes de logements : Edme Fremy (34) et Sans
Souci (66).
1964 : Pont-Colbert
L’ Office s’oriente alors vers la construction
d’ un petit programme I, L, M rue du Pont Colbert (152
logements).
1965 : Petit Bois (Bâtiment C et
D)
La résidence des Petits Bois est agrandie de deux nouveaux
immeubles C et D (109 appartements).
1963-1968 : Jussieu O à T et
U
L’ Office termine la dernière tranche de Bernard de
Jussieu sur le terrain occupé par la voirie départementale et
édifie les premiers immeubles : O, P, Q, R, S, T (317 logements),
puis, quelques mois plus tard, le bâtiment U (100 logements) et le
centre commercial (7 commerces) Bernard de Jussieu ainsi que
celui de Richard Mique (5 commerces).
1972 : Horticulteurs
Ayant acquis les terrains de deux horticulteurs (M. Nez et M.
Pidou), l’Office entreprend de construire sur ces lieux
les 180 logements de la future résidence des Horticulteurs dont
les premiers logements sont attribués dès 1971.
1972 : Guyancourt
Devant l’impossibilité de trouver des terrains
suffisamment étendus pour la réalisation de grands ensembles
immobilières qui lui semble nécessaires, l’Office utilise les
possibilités légales pour construire en dehors du périmètre urbain,
tout en demeurant à proximité de la ville de Versailles.
Le groupe Guyancourt (1096 logements et 21 commerces) voit enfin
le jour.
1979 : Chantiers
La résidence de
la rue des Chantiers est
construite (169 logements I, L, M et un commerce).
1984 : Bois des Célestins
La résidence des Bois des Célestins remplace la résidence des
Grands Chênes (96 pavillons).
1985 : Maréchal Joffre, Philippe de
Dangeau
L’ Office acquiert également quelques appartements dans le
centre ville qu’il rénove de façon ponctuelle rue du Maréchal
Joffre (5 logements) et rue Philippe de Dangeau (7 logements et un
commerce).
1988 : Siège Social
Le siège Social est
édifié au 8 rue Saint Nicolas sur l’emplacement du groupe
Paul Philippe.
1992 à 1996 : Le Hameau
Saint-Nicolas
Construction de 96 logements locatifs sociaux. Cette opération
est réalisée en deux étapes :
-
Première tranche : 63 logements
-
Deuxième tranche : 16 logements et 17 maisons de ville, 103
parkings en sous-sols, des commerces.
Une place située au coeur du Hameau est nommée Menadier et
d’Albignac afin de remercier les donateurs du terrain.
1998 à 2000 : Vieux Versailles
Acquisition-restauration d’un immeuble en secteur
sauvegardé de Versailles (6 logements).
Nous tenons à remercier Monsieur
Jean-Marie Leroux qui a bien voulo apporter son concours à la
réalisation de cet historique.