1 rue du Général Leclerc à Versailles
Nathalie Vermandé, responsable de projets chez Versailles Habitat, répond à nos questions.
FICHE D’IDENTITÉ
1 rue du Général Leclerc à
Versailles
Type
d’opération
Acquisition-amélioration
Nombre de logements
concernés
4 logements
Mise en service prévue fin
2007
Versailles Habitat : Où est située cette
rue ?
Nathalie Vermandé : A Versailles, juste en face de la
cathédrale.
VH : En quoi consiste ce projet
?
N. Vermandé : C’est un petit bâtiment ancien qui date du
XVIIe siècle et qui a dû abriter en son temps les
petites gens qui s’occupaient du château. C’est un
immeuble de quatre étages, avec un commerce, et un logement par
niveau. Ce sont actuellement des T3 mais qui vont être déclassés en
T2 parce que ces logements n’ont pas de sanitaires et de
cuisines. Donc, nous ponctionnons une pièce pour y installer une
salle de bain et une cuisine.
VH : Comment
était le bâtiment quand vous l’avez récupéré ?
N. Vermandé : Il était dans un état dégradé très avancé, et plein
de plomb. C’est la raison pour laquelle le propriétaire a dû
le vendre. Il n’était pas en mesure de faire les travaux
nécessaires. Le bâtiment était occupé par quatre locataires, et il
y avait des problèmes de saturnisme. Les locataires ont été tous
relogés.
VH : Quand
les travaux doivent-ils commencer ?
N. Vermandé : Nous sommes dans le même calendrier que pour les
projets de "La Fourmi" et de la Maison de la Petite Enfance à
Bièvres, c’est-à-dire que les travaux commencent au mois
d’avril pour s’achever fin 2007.
VH : Comment
avez-vous acquis cet immeuble ?
N. Vermandé : Le propriétaire a mis l’immeuble en vente. La
commune a fait valoir son droit de préemption, et Versailles
Habitat s’est porté acquéreur sur la totalité du bien.
VH : Les
logements sont-ils déjà réservés ?
N. Vermandé : Oui, un logement est déjà pris par un collecteur. Ce
sont des logements de type PLAI, c’est-à-dire pour des très
petits revenus. L’avantage de ces logements réside dans le
fait qu’ils sont petits mais qu’ils sont en plein
centre ville, dans un quartier très commerçant, pas très loin de la
gare, idéal éventuellement pour un très jeune couple qui commence
dans la vie.
VH : Dans ce
projet, y a-t-il eu des spécificités architecturales à respecter
?
N. Vermandé : Bien sûr, parce que nous sommes situés en secteur
sauvegardé. Nous avons eu affaire à l’architecte conseil et
l’Architecte des Bâtiments de France qui nous ont donné un
certain nombre de directives. Le coût du projet s’en est
trouvé augmenté de 20%. Les préconisations ont considérablement
allourdi le budget. Nous avons beaucoup de projets de ce
type.
VH : Est-ce
que ce coût se ressent sur les loyers que paient les locataires
?
N. Vermandé : Pas du tout, cela n’a aucune répercution sur
le locataire puisque les loyers sont plafonnés par l’Etat.
C’est le principe même du logement social.
VH : Y a-t-il
une durée maximale pour les locataires ?
N. Vermandé : Sauf cas particuliers, ils peuvent rester autant
qu’ils veulent.
VH : Qu’il a-t-il de particulier sur ses
logements ?
N. Vermandé : Nous sommes dans de très petites dimensions. Donc il
n’y a pas de gardien, ni même de hall d’entrée. Pas de
local poubelle, juste la place de mettre les boîtes aux lettres. La
cage d’escalier débouche directement sur la rue. Il n’y
a pas non plus de parking. Mais comme nous sommes dans de
l’acquisition amélioration, nous ne sommes pas tenus sur les
parkings.